Les malheurs de Chloé : la rééducation.
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Les malheurs de Chloé : la rééducation.

La pousse de fonte a attaqué !
Texte Chloé Sillières
Vidéo Chloé Sillières
Texte Chloé Sillières
Vidéo Chloé Sillières
La pousse de fonte a attaqué !

Intro

Petit rappel : Chloé Sillières, jeune Pyrénéenne et l'un de nos jeunes espoirs féminins Français, s'est blessée cet hiver lors d'une chute. Bilan, des croisés en moins et un ménisque fissuré. Nous avons suivi son parcours du début à aujourd'hui, si vous souhaitez vous mettre à jour c'est par ici :

Épisode 1 : l'acceptation.

Épisode 2 : le Lengendary Banked Slalom.

Épisode 3 : l'opération.

Épisode 4 : avant de poser le pied.

Épisode 5 : la marche.

Épisode 6 : spring-break à Kitzsteinhorn.

Et bonus, cette fois-ci la jeune Chloé nous a fait une petite vidéo pour nous faire part de ses exos !

Après une super semaine en Autriche, il est temps de retourner aux choses sérieuses et de reprendre le travail !

Cette virée autrichienne m’auras permis de m’échapper un peu de la routine, et de pouvoir continuer ma rééducation avec une motivation d’enfer.

Ce n’est pas tous les jours facile d’avoir le sourire, de faire ses séances, en se posant des milliers de questions du genre « Combien de temps est ce qu’il me reste avant de revoir la neige ? Est ce que mon genou tiendra ? Est ce que je vais revenir à mon meilleur niveau ? ». Et après ma semaine au Banked Slalom Volcom, après avoir revu les amis, la neige, et tout le monde rider, toutes ces questions s’effacent pour laisser place à la seule envie de remonter sur mon snowboard, une détermination d'acier et simplement l'envie de profiter d’avoir la chance de rider.

Au programme pour le mois :

- Début du renforcement musculaire (et oui, le farniente c’est fini, au boulot...).

- Commencer doucement la proprioception.

- Toujours le travail en piscine.

Comme dans la famille on ne fait jamais les choses simplement, ma petite soeur Agathe, est aussi en rééducation avec moi, suite à une rupture d’une vertèbre. C’est super de pouvoir travailler à deux, on peut se soutenir dans les moments difficiles et s’entraider pendant les séances !

Par exemple, lorsque j’ai pu lâcher les béquilles, j’ai eu du mal à marcher sans vraiment boiter, car mes muscles n’étaient pas assez forts. Le problème c’est que seule je ne me rendais pas compte que je compensais, et j’avais donc ma petite kiné perso à la maison qui me faisait marcher et marcher jusqu’à ce que je ne compense plus.

Ajoutez des photos (2020px)

"Le temps soigne, on ne peut pas lutter contre ça."

Pour ce début de renforcement musculaire, il faut y aller en douceur. La suture du ménisque est encore fragile et mes muscles ne sont plus habitués à travailler correctement. Travail sur une cale, squats, ischios, apprendre à monter et descendre une marche d’escalier… Tout y passe, car oui, après une opération d'un ligament croisé, les escaliers deviennent vos pires ennemis (déjà que de base on ne les apprécie pas trop...).

Le plus gros travail reste sur la flexion. C’est un sujet délicat puisqu’il ne faut pas trop tirer dessus pour ne pas abimer la suture méniscale, mais il faut quand même la travailler pour retrouver au plus vite une flexion complète, normale et sans douleurs.

Je bosse cette flexion soit avec le kiné en manipulation, soit toute seule, assise en ramenant la jambe et en faisant des relevés de chevilles (ouais, c’est super physique comme exercice).

Avant l’opération tout le monde me disait « Tu verras, passé les 90 degrés de flexion, ça revient tout seul. ». AH AH AH ! Quelqu’un m’explique comment ? Parce que personnellement, les 90 degrés c’était du gâteau, et le vrai travail n'a commencé que depuis que j’ai passé ce stade.

Ma marche n’est encore pas au point, il faut alors renforcer les muscles autour du bassin, car c’est de la que vient ma boiterie, et non de mon genou. Oui j’ai un corps un peu mal fichu (voir même beaucoup).

Je commence alors le renforcement des fessiers. Et les résultats sont plutôt positifs puisqu’au bout de quelques jours, ma marche s’améliore nettement ! YOUPI !

Comme je suis un peu bourine et que je déteste passer une journée sans renforcer ma jambe, j’ai payé de mon acharnement, mais pas dans le bon sens...

Au bout de quelques semaines après le début du gros travail de renforcement, mes ischios trop courbaturés ne voulaient plus travailler. J’ai alors passé une semaine entière à ne pouvoir faire que des étirements. La yogi est de retour, et mes ischios retrouvent de leurs vitalité ! Je vais pouvoir recommencer à forcer dessus, mais ce coup ci, j’irai en douceur et je serai plus à l’écoute de mes muscles.

Le problème lors de ces longues blessures c’est que l’on veut souvent que ça aille toujours plus vite. Progresser le plus rapidement possible, pour repartir rider le plus tôt et donc perdre moins de temps. Or, là est la plus grosse erreur et je l’ai bien comprise ! Le temps soigne, et on ne peux pas lutter contre ça. Chaque personne fait son chemin différemment, chaque personne a sa marge de progression plus ou moins longue, mais ce n’est pas en essayant d’aller au plus vite que l’on reviendra au mieux.

Le bonus pour ce mois de travail : le début (léger) de la PROPRIOCEPTION ! Je vous avoue qu’il y a (beaucoup) de boulot et que je ne suis pas au bout de mes peines, mais la sensation de titiller mon genou et de le sentir solide, c’est tout ce dont j’avais besoin après ces longs mois à douter.

Je continue toujours un gros travail en piscine, marche, descente d’escaliers, début des bonds sur deux puis une jambe, proprio… Tout y passe et avance dans le bon sens !

Je tiens encore une fois à remercier tout mon entourage pour leur énorme soutien, mine de rien cela compte énormément.

Prochain rendez-vous le 13 juin avec le chirurgien pour voir l’avancée de ma rééducation....

Et merci à vous qui suivez mes aventures ! 

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