Pour sa cinquième édition, le Kumi Yama a fait le pari de tout miser sur Mario. Oui, le petit plombier italien symbole d'un Japon faisant rayonner sa créativité par les jeux vidéos s'est vu propulsé star d'un évènement de snowboard sur un glacier Français. C'est la mondialisation ça, ma bonne dame.

Fluofun était sur place, on a tout vu, y compris les warp zones et les peaux de bananes lancées sur les karts. REPORT.

Kumi Yama 2012.

5 ans, ce n'est pas très vieux. C'est à peine l'age à laquelle un humain commence à marcher. Ou à lire. Ou aller à l'école. Enfin environ, on s'y connait pas trop en gamins. BREF, c'est pas très vieux mais dans le snowboard, ca commence à l'être. Le Kumi Yama s'installe donc petit à petit dans le paysage snowboardistique, avec ses éléments traditionnels : contest par équipe de 3,  format de matchs à élimination directe,  glacier des Deux Alpes,  stars du snowboard français et international,  slopestyle (même si une tentative de halfpipe avait été effectuée en 2010), début juillet,  thème du Japon. Bref, la formule tourne et l'organisation ne cesse de l'améliorer, petit à petit.

Bien sûr, quelques éléments sont probablement encore à améliorer : la présence d'un speaker pour les spectateurs ne serait pas de trop par exemple... mais dans l'ensemble, tout tourne correctement, les runs et les tricks s'enchainent. Mais au delà des compétences de l'organisation et de la station, il est un facteur difficile impossible à maitriser : la météo et les conditions de neige. Le Kumi Yama 2012 en aura un peu fait les frais... 

La première journée de compétition, le vendredi, est ventée, et les amateurs tentant de se qualifier pour les finales du lendemain galèrent pour passer le premier saut, aussi connu des locaux sous le sobriquet de "petit big air". Son massif voisin aka "le gros big air" ne sera pas ridé de la journée. Pendant ce temps, les pro s'amusent sur la ligne de rail du park.

Le lendemain, les pros sont de la partie, et ce sera le "petit big air" qui va morfler. Les conditions ne sont toujours pas optimales : une légère couche de neige fraiche déposée pendant la nuit colle, et rend l'appréciation de la vitesse difficile.

Attention, derrière toi, un nuage !

Comme toujours, certaines équipe s'en sortent mieux que les autres, grace, au choix, à une meilleure technique ou une plus grande motivation. Mike Casanova déchire les rails avec son pote Mark Hoyt, et ils parviennent à Anouck Grau a eu de jolis cadeaux.hisser leur équipe sur la troisième marche du podium. En petite finale, ils passent devant l'équipe "Panomies", composée de Janne Lipsanen (FIN), Victor de le Rue et Victor Daviet. Il faut avouer qu'après leur défaite en demi finale, ils avaient autre chose à l'esprit... le fameux run topless promis par Anouck Grau, qui avait perdu un pari (elle ne pensait pas que cette vidéo passerait les 12 000 vues sur Zapiks/Fluofun). Le run a été effectué, filmé, goprodé, et vous entendrez parler !

 

 

Les "We love cougars" : Delfino - Gouty - Gaume

La finale se déroulera entre deux équipes bien de chez nous. D'un coté les "We love cougars", demi-finalistes l'année dernière avec Thomas Delfino, Johan Gaume et Thomas Gouty. De l'autre, Resistance, un groupement d'équipes qui ont perdu des membres au cours de la compète. Les survivants : Franck Moissonnier, Mathieu Justafre, Johan Baisamy et Valérian Ducourtil. Deux trentenaires, deux jeunes. Chez les "We love cougars", Gouty et Gaume sont très très chauds, et seront les seuls de la compétition à rider le gros big air pendant que Delfino s'occupe de la version réduite simultanément. Mais le run est long, et ils ne parviendront pas à placer un run proprement sur les deux dont ils disposent en finale. Ainsi c'est l'équipe semi-vieille qui s'impose. L'expérience des uns contrebalance la fougue des autres; des stratégies de run sont élaborées et leur victoire est logique. Grosse pièce.



Thomas Delfino remporte le Best Trick avec ses transferts entre le torii et le step up, 540, 720, on ne sait pas précisement lequel aura retenu le plus l'attention des juges mais en tout cas, c'était cool !
Le lendemain, la journée était réservée pour les kids, mais la météo fait encore des siennes et c'est un brouillard épais qui accueuille les enfants sur le park. Les deux téléskis du park sont fermés, et il est impossible que la compétition se déroule comme prévue. Mais personne ne manque de ressources au Kumi Yama et le contest est transformé en session jib sur les modules du bas. Les kids remontent à pieds, et à ce petit jeu ce sont les jeunes lettons qui s'imposent : 

1er : Smokin Aces Markuss Brieze (Latvia), Emils Ozolins (Latvia), Nauris Putenis (Latvia)

2e  : PPF Noé Larochaix (Fr), Benjamin Gattaz (Fr), Thalie Larochaix (Fr)

3e  : Ouagadoudax Etienne Monseau (Fr), Clément Ona (Fr), Hugo Torrens (Fr)

Voilà, le Kumi Yama tire sa révérence pour 2012, alors que les rumeurs parlent d'un évènement jumeau du Kumi Yama mais... sur le thème de la France, au Japon.
Pour Fluofun, quelques jours de repos à Grenoble avant de partir pour les US et Mt Hood pour varier les plaisirs. Le bus va chauffer !


Video coming soon !

Texte / photos / video : pj