Le Freestyle.ch c’est un big air, des stars de la planche à neige, des stands de saucisse, un langage bizarre, du skate, des stands de bière, des blondes, des fêtes, des stickers, des concerts, de l’alcool mais aussi des trucs un peu moins cool comme du ski ou du motocross, sujets dont la décence nous épargnera le récit. Voici donc le freestyle.ch vu par Fluofoune.

La vidéo arrive tout bientôt mais le portfolio du Fougueux Jérôme Tanon est déjà là ! Und frischt !

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Zurich, Suisse.
Freestyle.ch


MAIS DE QUOI ON PARLE


Ce contest de snow urbain a réellement quelque chose de particulier. L’été n’est pas encore vraiment parti, l’automne pas encore vraiment arrivé, la saison n’a pas vraiment commencé, mais tout le monde a déjà le regard tourné vers les premières neiges et guette les ouvertures de stations, les sorties de DVD ou les livraisons de shops…

Ces frémissements d’activité snowboardistique pré saisonniers se voient catalysés le temps d’un week end à Zurich, pays des grosses Audi, des bijouteries clinquantes, des kebabs à 8€ et de blondes aguicheuses. Les pros du monde entier font le déplacement : pour cette édition 2009 on notera pas moins de 10 nationalités différentes représentées par 28 riders, qui multiple vainqueur des X Games, qui héros de vidéos, qui héros local ou punk moulette venu du grand nord.

Le déroulement de la compétition est simple : deux rounds de qualif pour accéder à une finale à huit riders dimanche, sous forme de jam session (jusqu’à cinq runs pour les plus motivés), elle même conclue par la « super dupper finale » à quatre riders, qui n’ont alors que deux runs pour se démarquer, le meilleur trick étant seul retenu.



MAIS IL S’EST PASSE QUOI ALORS ?


Nous ne reviendrons pas sur les résultats des qualifications, que vous pouvez retrouver en détails dans nos comptes rendus du Jour 1 puis du Jour 2. Quelques grands noms ne passeront pas les qualifs (Andreas Wiig, Torstein Horgmo, Eero Ettala…) tandis que Mikkel Bang se blesse légèrement au genou pendant les trainings et que David Benedek, malade, ne ridera pas du tout. Spéciale dédicace au gros « jeté de viande » de Stefan Maurer, sûrement trop excité par le public nombreux de la cross over session qui se lancera en double cork mais heu… comment dire… il n’avait pas trop l’air de maîtriser son affaire… et replaque sur le visage après un bon gigotage dans les airs.

Réitérons juste nos regrets de n’avoir vu aucun des deux riders français en finale… Arthur Longo n’est pas passé loin, son switch back 9 non plaqué était la clé de la qualification tandis que Mathieu Crépel – qui aurait peut être mérité plus de points lors de son saut de style (sw b5 tail) - est allé un poil trop loin sur son front3stale et ne l’a pas replaqué, dommage.


ET LA FINALE ?


Les finalistes se retrouvent dimanche sous un ciel enfin dégagé de tout nuage. Elias Elhardt et Markus Keller font les frais de la recommandation avisée d’un skieur non identifié qui leur conseille d’appliquer de l’essence sur la semelle pour mieux glisser… Ils n’auront jamais assez de speed. Dommage car les cab 7 d’Elias ou 5 tail grab to nose grab de Markus auraient au moins mérité de passer le plat. Moralité : ne jamais croire un skieur.

Parmi les 6 autres riders, ce sont Risto Mattila et Reto Kestenholz qui ne parviendront pas à se qualifier pour la super finale. Les Back5 et Back3 shifty de Kestenholz ni les front7 shifty ou tentatives de front 10 de Mattila ne parviendront pas à concurrencer les parfaits Switch back 9 de Gimpl, les rotations shifty de Mosesson, les front 10 indy et switch rodeo back de Lago ou encore le très classe rodéo back 7 de Peetu Piiroinen, lui accordant le plus gros score de la finale avec 94 points. (Ceci était la phrase la plus longue et plus lourde cet article, vous pouvez continuer à lire tranquillement)

Les commentaires de Gian Simmen sont bons, les filles jolies et une douce odeur de cochon grillé flotte dans les airs… le tout rythmé par le bruit des motocrottes freestyle et une musique toujours aussi « alémanique ». De fil en aiguille, on arrive à la super dupper mega finale.


LA SUPER FINALE, LA SUPER FINALE !


Cette super finale sera un peu décevante en terme de spectacle, les riders préférant assurer les points… La liste des tricks est éloquente :


1er : Stefan Gimpl, front 1080 : 87.75 points
2ème : Hampus Mosesson : back 9 double shifty: 87.00 points
3ème: Peetu Piiroinen: cab 1080: 84.25 points
4ème: Scotty Lago: front 1080: 75.25 points


En bref une course au 1080, tempérée par le sempiternel back 9 double shifty d’Hampus Mosesson, qui se consolera en repensant à tous les contests qu’il a déjà gagné avec ce même trick…


ET ALORS ?



Dommage car 90% du public ne fait pas la différence entre un cab 1080 et un front 1080 et du coup se demande un peu ce qui se passe en voyant tous les finalistes faire le même trick.
Mais surtout, SURTOUT, le double cork de Gian-Luca Cavigelli pendant les qualifs, celui d’Andreas Wiig pendant la cross over session (pas rentré mais first try et vraiment pas loin), les rotations cork Japan d’Elias Elhardt ou encore le frontflip maaaaassif d’Eero Ettala ont montré qu’il était possible de poser du technique übber stylé sur ce kick. Dommage que ces riders n’aient pu se qualifier pour les finales… Et pour nous, ces tricks resteront les meilleurs du contest.

Mais bon, c’était bien quand même, on reviendra. Peut être.