"Après presque une semaine à attendre dans les chambres, nous nous sommes réveillés hier avec un soleil éblouissant. Nous avons finalement pu voler et découvrir ce fabuleux terrain de jeu. C’est réellement idéal pour le type de ride qu’on veut effectuer.
On a passé une longue journée pour en fin de compte ne rider que 5 lignes, pas énormes mais qui permettent de faire de l’action super cool. Le rythme de la journée est plus lent que d’habitude, ceci du a une équipe complètement nouvelle et trois riders (Johan Olofson, Kevin Jones et moi) avec une vision différentes du relief et de comment l’exploiter. Aussi les guides américains ont une façon de travailler différente, ce qui veut dire qu’il faut d’abord gagner leur respect avant de sentir qu’ils vous font confiance. C’est quelque chose qu’il m’est difficile d’accepter, mais j’imagine que j’ai pas le choix et je dois m’adapter, ça ne peut que s’améliorer.

L’Alaska nous a montré sa vraie nature sauvage qui peut être dévastatrice, elle l’a encore prouvé avec la mort d’un skieur français qui s’est fait emporté par du sluff dans des barres rocheuses. On a eu l’écho de deux autres accidents qui se sont avérés ne pas avoir pris de vie humaine, et aussi deux énormes avalanches.

Il est difficile de se sentir libéré dans son ride après tous ces évènements, le coté cool est qu’on prend notre temps pour faire les choses. L’AK (prononcé « et quai ») nous met à l’épreuve chaque jour. Cet endroit peut nous fournir une intensité les jours de ride qui n’a d’égal en grandeur que le manque d’action dans lequel il nous plonge les jours d’attente dans le mauvais temps. C’est définitivement un rythme sur lequel il faut se caler et auquel il faut s’habituer car une fois la board chaussée, ça en vaut vraiment le coup. Aujourd’hui la lumière ne permet pas de voir le relief, donc je ne sais pas si nous allons voler. Je pense qu’on va attendre que ça s’améliore".

Xavier de Le Rue