Il n'y avait pas de neige en France, et on voulait faire du backcountry en fin de saison. On a donc décidé avec Fred Couderc, Morgan Le Faucheur, Victor Daviet, et Fred Schwal d'aller à Mt Baker pour shooter du BC pour Almo film.![]()
Après une courte nuit à Gap, nous voilà partis, Victor et moi pour l'aéroport de Nice ou nous avions rendez-vous avec le reste du crew pour le grand départ. Victor a tout de suite la surprise de s'apercevoir que suite à un bug informatique, le billet qu'il était censé avoir n'est enregistrer nul part.Obligé de payer 500 € en plus du prix initial pour pouvoir partir avec nous, il est ravi …
Après
quelques dizaines d'heures de voyage nous arrivons dans la région de
Baker, il est 5h du mat' heure locale. Le voyage de Seattle à Baker
se fait à 5 dans la voiture de location
avec tout les boardbags , je
me retrouve à faire une partie du voyage sur l'accoudoir entre les
sièges pilote/copilote, avant que vic prenne le relais, cette étape
finale du voyage s'avère être la plus dure. Morgan qui s'était
occupé du logement, nous a trouvé une «wood cabin» digne des
films, équipée d'un jacuzzi et de lits XXL qui nous satisferont
pleinement.
C'est mon premier trip aux US, et je n'ai pas été déçu, tout est fou ici, les bierres sont aux couleurs de la ligues de baseball, on a gouté les fameux chewing-gum Shaun White, et gastronomiquement parlant on est très loin de la France, sauf en matière de petit dej' ou les ricains ont de l'avance sur nous.
On
avait pas mal entendu parler de Mt Baker, qui est bien réputé pour
ses grosses chutes de neige, pourtant on a quand même bien halluciné
de voir des murs de neige de plusieurs mètres de haut de chaque côté
de la route en montant le premier jour. Le fameux road gap de Mt
Baker est bien là mais il est difficile de s'imaginer le rider à ce
stade de l'année. ![]()
Il n'y a pas beaucoup de pistes et la station est
ouverte que le week end, mais elle est bordée d'un parc national ce
qui rend la zone de backountry encore plus sauvage. C'est aussi le
repère de beaucoup de randonneurs, et surement la capitale du split
board. On se croirait dans un documentaire Arte, tous les jours on
croise des dizaines d'animaux de toute sorte ; oiseaux en tout genre,
lapins , biches , élans … Notre ami Couderc établi un record en
écrasant 3 oiseaux en moins de 5 minutes, Assassin !
La
zone ou nous évoluons est remplie de kickers déjà shapé, nous
reconnaissons même certains spots, déjà vu dans d'anciennes
vidéos. Les conditions s'avèrent plutôt difficiles, et nous
rappellent vite à l'ordre alors que nous nous étions peut être un
peu emballés. Il fait très chaud les premiers jours, et la neige
molle qui re durcie dans la nuit forme une couche croutée qui rend
la replaque de chaque tricks difficile.
Ce type de neige s'avère
être fatal pour les têtes pieds, et j'en ai pris plus d'un à me
demander si ma tête n'allait pas se détacher du reste de mon corps
tant la violence de ces derniers était forte. Après les 5 premiers
jours, Morgan se refait mal au genou ( blessure qui traine déjÃ
depuis le début de saison. ) il est contraint d’arrêter de rider
jusqu'à la fin du trip. Nous continuons donc à rider qu'à 3, mais
la blessure de Morgan marque un tournant dans le trip car elle nous
apporte le mauvais temps.
Les conditions qui étaient déjà difficiles les premiers jours en deviennent exécrables tant le temps est pourri, alternant pluie, neige, et vent. Nous passons la dernière semaine à shaper des spots dans l'espoir de pouvoir les rider si le temps nous le permet. Il nous faut reshaper les même spots plusieurs fois , à cause du vent et de la neige qui déforment, chaque nuit, nos kickers.
La
fin du trip avance et le beau temps n'est toujours pas au
rendez-vous, mais on essaye tant bien que mal de rider même si
c'est souvent des petits spots naturels ou des step down. On est Ã
l'affut de la moindre petite fenêtre météo mais il nous arrive de
passer 1h à faire des frein à main et à déboulonner sur le
parking de la station pour se rendre compte qu'il n'y aura pas
vraiment d'amélioration possible.
Pour le dernier jour, on décide
de rider malgré la tempête qui fait rage, au start on attend des
fois plusieurs minutes que le vent se calme avant de dropper . La
session dure aussi longtemps que possible mais le retour de la neige
nous oblige à décamper, assez insolite pour ce qui s'avère être
surement nôtre dernier jour de ride avant cet été...
Conclusion: Aucun doute la dessus Mt Baker regorge de spots de backountry, mais le mois d'avril n'était pas le meilleur moment pour pouvoir en profiter au maximum, la prochaine fois on ira en février ou mars pour sur. En attendant on est le 20 avril, Fred notre caméraman retourne en France, mais nôtre billet de retour est le 25 il est temps pour nous de prendre des petites vacances, direction San Fransisco, mais ce n'es pas le sujet ...
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